Du scan à l’emboîture définitive : un process complet, pensé pour l’orthoprothésiste

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Depuis 2020, les orthoprothésistes français croisent VYTRUVE chaque année à ISPO-France. La plateforme a grandi avec eux : elle couvre aujourd’hui toutes les étapes, du scan du patient à l’emboîture définitive, et tous les profils, avec depuis septembre une prise en charge sub-ischiatique. Tour d’horizon avant Lyon, les 12 et 13 novembre, stand 36.

Un process complet, pas une brique de plus

Le numérique est entré dans les ateliers par petites touches : un scanner ici, un logiciel de conception là, une imprimante ailleurs. Le résultat est souvent une chaîne d’outils qui ne se parlent pas, et un praticien qui passe plus de temps à faire le lien qu’à s’occuper du patient.

VYTRUVE a été conçue pour l’inverse : une seule plateforme, en ligne, qui suit le patient d’un bout à l’autre. Gestion du dossier et du scan, rectification, impression 3D, essayage, transfert numérique, emboîture définitive. Six étapes, dans un seul environnement, avec les gestes et le vocabulaire de l’atelier : réduction, mise en creux, lignes de découpe, blocage de zones. Aucune compétence de modélisation 3D n’est nécessaire, rien à installer. Les décisions cliniques restent celles de l’orthoprothésiste, seul le support change.

Et parce que tout est au même endroit, ce qui a été fait pour l’emboîture test sert à la définitive. Le fichier ne se refait pas, il continue.

Le scan devient un geste simple

Scan du moignon au fauteuil : l’appareil affiche le scan en direct, sans ordinateur ni câble.

La première étape a longtemps été la plus intimidante. Elle ne l’est plus. Les scanners de nouvelle génération sont sans fil, sur batterie, et affichent le scan directement sur l’appareil : le praticien voit ce qu’il capture, sur peau ou sur manchon, en couleur, et valide avant que le patient ne se relève. Rien à brancher, rien à poser à côté du fauteuil.

VYTRUVE a poussé l’intégration un cran plus loin : les check-lists métier de la plateforme s’affichent dans l’interface du scanner, et le scan remonte directement dans le dossier du patient. Le même appareil digitalise aussi une emboîture existante, intérieur compris, ce qui simplifie les renouvellements.
Le scan sert ensuite tout au long du suivi. Deux scans du même moignon, à quelques semaines ou quelques mois d’écart, se comparent à l’écran : le praticien lit l’évolution du volume et décide du bon moment pour appareiller. Les marques faites au stylo sur le patient restent lisibles sur le scan.

Tous les profils de patients, et depuis septembre la sub-ischiatique

La gamme couvre le transtibial, le transfémoral et le membre supérieur, en emboîture test comme en définitive. Depuis septembre 2026, elle s’élargit à l’emboîture fémorale sub-ischiatique, une prise en charge supplémentaire pour les patients qui la demandent.

Le principe : un seul scan, avec le collet silicone en place, et un design qui libère l’ischion. L’emboîture test est imprimée en PETG transparent, thermoformable, avec inserts pour platine 4 trous. La définitive existe en version imprimée en polyamide, ou par la voie carbone à partir du positif imprimé et de ses guides de pose. Les suspensions habituelles sont compatibles : vide d’air, membrane sur manchon, BOA, prise distale. Les profils visés vont du K1, pour le confort assis des patients qui marchent avec une aide, au K3, pour les patients au bon tonus musculaire, souvent en seconde mise.

C’est une option de plus dans la main du praticien, pas une méthode imposée. Le choix reste clinique.

La définitive, à la façon de chaque atelier

Toutes les emboîtures définitives partent du même positif imprimé en 3D. À partir de là, trois voies coexistent.

Le carbone laminé sur positif : l’atelier reçoit le positif et ses guides, et lamine comme il l’a toujours fait. L’emboîture entièrement imprimée : une définitive en polyamide, livrée finie, avec en option un bord souple ou une emboîture souple interne. Le silicone sur armature imprimée : un châssis imprimé sert de base à une emboîture silicone, réalisée à l’atelier avec les techniques habituelles.

Le choix se fait selon l’atelier : ce qu’il sait faire, ce qu’il veut internaliser, le temps dont il dispose. Et comme les trois voies partent du même fichier, il reste réversible. On peut commencer par le carbone qu’on maîtrise et évoluer plus tard, sans reprendre la conception.

Pensé pour l’orthopédie, et pour durer

Pas de plâtre, pas de poussière, pas de positifs à stocker. Les données patient sont centralisées, les étapes sont guidées par des check-lists métier, et la méthode ne repose plus sur les deux ou trois personnes irremplaçables du centre. Pour les jeunes praticiens, c’est une méthode apprenable et reproductible. Pour les plus expérimentés, c’est une façon de transmettre.

Le matériel d’entrée reste simple : un scanner validé et un ordinateur portable. Il n’y a ni licence ni abonnement, l’atelier paie à l’emboîture et garde ses composants et ses manchons. Et il n’est jamais seul : formation en ligne, support direct, et une communauté de plus de 400 prothésistes formés dans 30 pays, pour environ 14 000 emboîtures produites.

Rendez-vous à Lyon

Les 12 et 13 novembre, VYTRUVE sera au stand 36 du 30e congrès ISPO-France, le même emplacement que l’an dernier, où les participants avaient élu le stand le plus innovant du congrès. Au programme : les emboîtures à prendre en main, dont la sub-ischiatique et les trois définitives issues d’un même positif, une démonstration de rectification sur demande, et le jeudi matin, à l’auditorium Lumière, l’intervention d’Erwan Calvier, orthoprothésiste et dirigeant de VYTRUVE, dans le cadre des présentations techniques de l’Industrie.

Et si vous n’êtes pas à Lyon, tout est sur vytruve.com.

La nouvelle
plateforme de
l'orthopédie.

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