Étude qualitative sur l’appropriation des prothèses de membre : retours, résultats, réflexions

Mots clés

Introduction

En 2005, une étude menée sur le devenir fonctionnel de plus de 500 personnes amputées a montré qu’entre 35,7% et 79,1 % d’entre elles (pour les moins de 50 ans et pour les plus de 80 ans respectivement) cessent de porter leur prothèse au bout d’un an d’usage à domicile (Taylor et al., 2005). Si la question de l’abandon prothétique est un phénomène connu du monde de l’appareillage, aucune étude compréhensive ou récente n’avait été publiée sur les dynamiques d’appropriation des dispositifs prothétiques par les personnes amputées. Les rares études existantes traitent majoritairement du membre supérieur et sont essentiellement de type quantitatif et biomédical (Bidiss et Chau, 2007) : ce faisant, elles ne permettent pas d’explorer les aspirations, les motivations et les pratiques des acteur·rices en jeu.

Dans ce contexte, la recherche qualitative APADiP (« Amélioration du Parcours d’Appropriation des Dispositifs Prothétiques : Usages des personnes amputées appareillées, pratiques des soignants, savoirs expérientiels ») visait à étudier les modalités d’appropriation des prothèses chez les personnes amputées des membres inférieurs et supérieurs, en explorant en particulier ce qui conduit à leur usage ou leur non-usage. Plus particulièrement, l’objectif de cette recherche était de comprendre les raisons pour lesquelles certaines personnes n’utilisent pas ou plus leur prothèse et, inversement, d’appréhender les facteurs et les contextes qui favorisent l’utilisation à long terme de ces dispositifs.

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